Les Accents têtus

Écrire en atelier

Un atelier d’écriture aux Accents têtus se compose d’un petit groupe (6 à 10 participants) écrivant sous la conduite d’une animatrice professionnelle.

Ecrire en atelier © © Luc Jennepin, 2016

Tout comme l’écriture, l’atelier a ses rituels :

L’invitation à écrire

L’animatrice donne le la en lançant une proposition d’écriture étayée par une histoire racontée ou des extraits de textes lus (ou des photos, reproductions de tableaux…).

Le temps de l’écriture

Dans l’espace sécurisant de l’atelier, chacun-e écrit, seul-e mais entouré-e, dans un silence concentré (de 15 à 45 minutes en fonction des exercices).

L’écoute des textes

Le texte est griffonné, raturé par endroits… mais il existe. Le lire à voix haute est une nouvelle étape dans sa mise au monde. Il s’agit d’écouter ce qu’il dit.

Les retours

Les auteurs devenus lecteurs apprennent à questionner les textes sans jugement ; en s’intéressant à la manière dont le texte fonctionne.

Le retravail des textes

Périodiquement il est demandé aux participants de saisir et/ou de reprendre un texte, en s’aidant des retours formulés.

Pourquoi écrire en atelier ?

• Pour vivre le plaisir de découvrir et d’explorer la langue
dans un environnement créatif et sécurisé.

• Pour être acteur de son écriture.

Écrire, en atelier, c’est rebondir sur son envie première, souvent balbutiante et lui donner du corps en osant davantage à chaque séance.

C’est aussi partager au sein du groupe le plaisir des textes qui s’écrivent et se lisent à voix haute, encourageant les échanges qui… stimuleront en retour les écritures.

C’est enfin sentir et comprendre les mécanismes d’écriture en action lorsqu’à son tour on écrit et s’interroger sur sa propre manière de faire.

« C’est en écrivant qu’on devient écriveron »
Raymond Queneau

Les outils de atelier

L’atelier d’écriture les accents têtus a la particularité de faire advenir des textes qui surprennent par leur liberté de ton. Nous y parvenons en utilisant une palette d’outils pédagogiques et créatifs.

les contraintes et jeux d’écriture

Suivant le célèbre exemple des Exercices de styles de Raymond Queneau (99 versions d’un incident ordinaire survenu dans un autobus), nombre de poètes ou d’écrivains ont composé des « règles du jeu » aussi arbitraires que fantaisistes pour écrire.

« C’est en se fixant des parcours obligés que l’imagination est stimulée à faire appel à toutes ses ressources secrètes. »
Italo Calvino.

les déclencheurs

Suite de mots - Si j’étais, Je me souviens, images (tableaux, photos), sonorités… , ouvrant sur tout un monde, les déclencheurs sont des pré-textes à l’écriture.

les propositions d’écriture

Surprenants préambules, les propositions d’écriture sont des invitations écrire, en s’appuyant sur un cadre et un texte, en toute liberté.
Elles sont conçues pour permettre à chacun-e de s’élancer dans les différents champs de l’écriture (du côté de la mémoire, de l’imaginaire, du réel ou de la poésie), et de s’essayer à un procédé d’écriture (la notation, le fragment…), tout en laissant courir sa plume.
Le voyage ne s’effectue pas seul-e mais en compagnie des écrivains qui, il y a quelques années ou quelques siècles, ont imaginé ces pratiques d’écriture stupéfiantes que sont toujours les classements de Georges Perec, les associations de Michel Leiris, la sous-conversation de Nathalie Sarraute, l’écriture sensorielle de Proust ou bien les tissages de Claude Simon…

Pionnière des ateliers d’écriture en France, Elizabeth Bing avait, aux débuts des années 1970, imaginé ces outils en entrant en résonance auprès d’enfants en souffrance psychique par le biais du mythe. Ils constituent toujours le fondement éthique et pédagogique des accents têtus, atelier d’écriture littéraire accessible à tous.

« Pour écrire, il faut déjà écrire »
Maurice Blanchot.

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