La Maison
par Tristan Roznowski
La Neige
par Matéo Miquel
Jaque et la Sorcière
par Lucas Roznowski
Le goût de la nourriture
par Matéo Sachet
Drôles de bruits
par Lucas et Tristan Roznowski
Thésée contre le Minotaure
par Etienne Lheureux
L'attaque des morts-vivants
par Félix Timmel
Je me souviens
par Anaïs Bouhaben
25 histoires sur 26 lettres
par Océane Tuète
Les ailes d'Icare
par Aline Ndalla
Dans la gamelle
par Marie-Florine Lafleur
Tué
par Margot Van Hove
Chamélapachienba
par Nina Fayard
Thésée et le Minotaure
par Raphaël Koller
Si j'étais...
par 5 accents têtus
La bibliothèque de M. Linden
par Clarisse C.
Ma table de travail
par Claudine S.
Chameau
par Alain P.
Le voyage de Tom
par Aline D.
Le bic ou la plume ?
par Clem
L'attaque des morts-vivants
Même en faisant machine arrière de toute sa puissance, le paquebot avançait de plus en plus vite dans ce petit canal de Venise. On voyait les passagers sauter dans le canal, les habitants se jeter de leur maison, le capitaine et les matelots se tirer les poils de la barbe en activant toute la puissance de la machine arrière. Ce qu'ils ne savaient pas, c'est que, sous le bateau, des centaines de squelettes aidés par des rats génétiquement modifiés et résistants à l'eau tiraient le paquebot vers l'intérieur du canal en cassant tout ce qui bloquait le bateau et que des squelettes montaient par dizaines dans le paquebot et tuaient l'équipage, les passagers, les femmes et les enfants pour perdre le contrôle. Tandis que le chef squelette arrivait dans la cabine de pilotage et que ses hommes tuaient le reste de l'équipage, le chef des morts-vivants dit : « Stoppe ce stupide bateau ou j'anéantis toute ta petite ville ! ».
- « Plutôt mourir en combattant que mourir lâchement », hurla le capitaine.
- « Ainsi, tu veux mourir, dit le chef squelette, hé bien tu mourras ! Ah ah, ah, ah ! », dit-il avec un rire dément.
D'un geste brusque, le capitaine se dégagea de son étreinte et attrapa un fusil à pompe calibre 12 et fit feu sur le squelette mais celui-ci rigola et dit : « Je suis immortel, tu peux toujours tirer. Je devrais te tuer mais tu mérites de vivre et de tenter de me détruire plus tard donc pars, vite ou je lâche mes rats !!! ».
Le capitaine alla prévenir les autorités et l'armée fut envoyée. Mais le flot de morts-vivants était inépuisable et lorsqu'un squelette se faisait tuer, dix autres arrivaient. Toute la ville fut détruite. Comme s'ils s'étaient donnés le mot, tous les morts sortirent de leurs tombes et rasèrent toute l'Italie. Arrivés en Europe du Nord, ils colonisèrent toute la planète.
Cinq cents ans plus tard, des hommes venus de Pluton tentèrent de coloniser la Terre mais ils échouèrent. Donnant l'idée aux morts-vivants de coloniser le système solaire. Ils s'en prirent en premier à Mars, puis à Vénus, Saturne, Jupiter, Pluton - qui n'avait plus d'armée, puis enfin ils furent les maîtres du système solaire.
Il ne restait plus que le soleil lui-même qu'ils n'avaient pas colonisé. Arrivant là-bas, les êtres du Feu les repoussèrent et, violemment, les pourchassèrent jusqu'à Mercure. Vexés, ils réunirent toutes leurs troupes pour une attaque gigantesque, vidant toutes les planètes du système solaire pour les stopper. Submergés par le nombre de morts-vivants, les êtres du Feu durent se replier vers les planètes laissées vides en laissant le soleil exploser, pulvérisant les morts, laissant dans l'espace des têtes, des bras, des os, des pieds, des mains.
Les êtres du Feu recommencèrent à piller jusqu'à trouver les êtres de Glace qui continuèrent jusqu'à trouver plus forts qu'eux... Et ainsi de suite jusqu'à la fin des temps car l'univers regorge de créatures mystérieuses et inconnues pour faire des guerres.
Félix Timmel
Je me souviens
Je me souviens quand j'étais petite, l'école était plus libre.
*
Je me souviens qu'avant, Diddl c'était la mode.
*
Je me souviens qu'avant l'ambiance était moins tendue en classe.
*
Je me souviens qu'en CE2 madame M. nous avait donné des punitions.
*
Je me souviens que, quand on m'a percé les oreilles, j'avais très peur.
*
Je me souviens qu'il y a une semaine, j'étais à un concert voir Alpha Blondy au Zénith.
*
Je me souviens que les chanteurs et les chanteuses de mon époque ne me plaisaient pas.
*
Je me souviens qu'avant la ville n'était pas aussi polluée.
*
Je me souviens que j'adorais les contes de fées.
*
Je me souviens que chaque année dans ma classe j'avais des garçons nuls.
*
Je me souviens que mon pire ennemi, à moi et à mes copines, était Sébastien D.
*
Je me souviens qu'en CE1 notre prof d'anglais nous faisait chanter des chansons débiles.
*
Anaïs Bouhaben
25 histoires sur 26 lettres
Margot est absente car elle a eu un accident acrobatique avec une agrafeuse.
Bouboule a un ballon Barbie, Bouboule fait beaucoup de bisous au ballon.
Les enfants chantent en choeur dans la chorale mais ils sont au chômage,
ils n'ont rien à part du chou et du chewing-gum.
Dédé danse avec une danseuse dangereuse car elle va décapiter Dédé et le déchiqueter !
Une élève s'est faite électrocuter sur une échelle en plein été.
Florian a faim et mange un fruit de la forêt.
Grand-mère est gauchère et gentille. Elle fait des gâteaux avec un grand garçon.
Harry est un homme heureux car il aime les histoires et les hiboux.
Les insectes sont sur une île avec une infirmière imprudente.
Julie a des jambes jaunes et elle aime jeter les jouets de son jumeau Julien.
Ki mi a un képi kaki et kidnappe un kayak et un kangourou qui fait du karaté.
Lorie est laide mais Lorie adore les légumes pas lavés .
Mona est une mécanicienne très méchante. A minuit elle vole des montres !
Natacha nettoie son nez et son neveu naïf qui nage sur une nappe.
L' oiseau a des ongles en or en octobre et oranges en août.
Pauline pille des poissons et des pistolets.
Quentin a quitté quatre cours pour manger de la quenelle.
Le renard se rase avec un rasoir de riche et mange du raisin en écoutant la radio.
Sally se dispute avec sa soeur qui a soixante ans.
Toto a mis du tabac dans sa tarte...
Madame Ulle a un uniformeultra-moche.
Le vieux aime manger la vache avec du vin.
Ce week-end, les wagons ont des W.C.
Le yoyo est dans le yaourt et le yaourt est dans le yacht.
Le zèbre est dans un zoo, il fait des zigzags dans une zone.
Océane Tuète
Les ailes d'Icare
Icare s'envola, il ressentit une sensation, celle d'être un oiseau.
Il volait d'une telle rapidité qu'on pouvait le prendre pour une étoile filante.
Tout se passait bien mais ça ne dura pas longtemps : sa rapidité se transforma
en lenteur et ses ailes s'emmêlèrent. Les ailes tombèrent à l'eau et Icare aussi.
Il rencontra des requins qui l'entourèrent, il se rappela qu'il ne fallait pas bouger pour ne pas se faire manger.
Une question lui trotta dans la tête : Mais comment faire pour rester droit ?
Il vit ses ailes dans l'eau, les prit et les entoura autour de sa taille pour en faire une bouée. Quel futé cet Icare, comme son père !
Puis les requins partirent. Icare était près d'un bateau, il fit un décompte et nagea de toutes ses forces vers le bateau. Il alla voir le capitaine et lui demanda s'il pouvait rester avec lui. Le capitaine, qui était toujours tout seul, accepta vite fait bien fait. Le capitaine se présenta et Icare aussi. Le capitaine lui demanda comment il en était arrivé là, Icare lui expliqua.
Le capitaine l'invita avec lui en Italie. Icare accepta.
Six ans plus tard, le capitaine lui paya la meilleure Ecole de Paris. Icare fût le meilleur ingénieur de France. Mais, me direz-vous, et son vrai père, qu'est-ce qu'il en a fait ?
Icare allait le voir en Grèce de temps en temps. Son père était fier de l'avoir laissé voler.
Aline Ndalla
Dans la gamelle
Un jour, dans la gamelle d'un chien, il y avait des croquechips (*) déjà léchées,
j'en ai prise une.
J'ai trouvé ça tellement bon que j'ai fini la gamelle avant le chien !
Ce chien avait rencontré dans la rue un hippotrame (*) qui était son voisin il y a un an et, un peu plus loin, il avait vu son cher colocataire le chatrouille (*), qu'il détestait plus qu'avant.
---------------
L'autre jour, j'ai vu un superzéro (*) venir à la rescousse d'une femme dans la cité.
Hippotrame (*) : un hippopotame qui prend le tram.
Superzéro (*) : personne qui essaye de sauver les gens à la dernière minute.
Chatrouille (*) : chat qui a la trouille des citrouilles.
Croquechips (*) : croquettes qui ont le goût de chips.
Marie-Florine Lafleur
Tué
Je l'ai tué
Je l'ai tué parce qu'une petite flamme s'agrandissait de plus en plus dès que je le voyais
C'était une flamme de jalousie, une flamme de dégoût, de colère et d'amour
C'était un soir, un soir d'été
Les moustiques étaient nombreux, la chaleur élevée
Ce petit être qui dormait avait un sourire d'ange
Ce petit ange dormait paisiblement
Ce soir-là j'avais prévu de le supprimer, mais je n'ai pas pu.
Mes yeux le tuèrent du regard
***
Je l'ai tué car je l'aimais
Me demandez pas pourquoi... je ne sais pas
Je l'ai mangé, pas tout entier mais je l'ai mangé
Bidulle ne réagissait pas
J'ai commencé par manger son visage
Je suis descendue et j'ai mangé sa main gauche
puis son bras
Et là il m'a demandé d'arrêter
Alors je suis restée plantée
Et j'ai ouvert son ventre
et volé son coeur.
***
J'ai tué la fourmi qui galopait sous ma main
Je l'ai tuée car elle me chatouillait
Je l'ai tuée avec mon doigt
Je pense qu'on tue tous les jours sans s'en rendre compte.
***
J'ai tué mon chat parce que je l'aime pas. Je l'ai jamais aimé ; il pue, il pète, il ronfle.
Si je pouvais avoir des poissons rouges...
Ce chat de misère, je l'ai foutu dehors dans le jardin. Quand les oiseaux migrateurs sont revenus avec leur sale maladie de grippe aviaire, il l'a attrapé sous mes yeux puis on l'a piqué chez le véto. Et j'ai eu mes poissons rouges...
***
J'ai tué ma mère et mon père par de simples mots ou des gros mots
Je les tue encore de temps en temps
Pas tout le temps
Ils revivent après mais pas pour longtemps
C'est une façon de les rassembler et de les regarder sans se disputer.
***
J'ai tué Dieu parce que je le crois pas Il me fait chier avec ses brouhahas.
Regardez les guerres qu'il entraîne !
Alors j'ai pris une flèche et un arc
et j'ai tiré dans le ciel blanc et bleu
Il a saigné dans son coeur rouge au coucher de soleil.
***
J'ai tué le mot tuer
en le barrant d'un seul trait
Margot Van Hove
Chamélapachienba
Il était une fois une petite fille qui s'appelait Chamélapachienba
(ce qui signifie en fictionalien : ce n'est pas un chien mais un chat qui l'a baptisée à sa naissance).
Bien sûr, elle n'était pas baptisée, et encore moins par un chat,
mais ses parents avaient trouvé ce nom à leur goût et comme personne
ne connaît la Fictionalie...
Chamélapachienba portait très bien son nom, avec ses petites fossettes dans les joues,
ses longs cheveux noirs toujours séparés avec deux belles petites nattes.
Elle avait un chat (tout noir).
Son père lui avait acheté une boiteatou (boite pour la toux), mais elle n'en faisait pas bon usage. Elle s'en servait pour sa collection de micray (mines à crayons).
Le problème, c'est qu'il était formellement déconseillé de...
Nina Fayard
Thésée et le Minotaure
Thésée et ses 13 compagnons entrèrent dans le labyrinthe. Tout d'un coup, l'air changea d'odeur, le bon air de la mer passa à l'odeur de cadavre et de sang. Une fois entrés, on n'entendit plus rien, aucun son, aucun bruit, la seule chose qu'on entendait était la respiration et le coeur de tout le monde, qui battait à 100 à l'heure.
La lourde et immense porte qu'ils venaient de passer se ferma dans un bruit sourd. Comme ils n'avaient pas le choix, ils commencèrent à avancer. Thésée guidait le groupe. Il était armé d'un bouclier et d'une épée, celle de son père. Ils avancèrent lentement, le sol était sec et aride, le premier tournant arriva, c'est là que Thésée accrocha la bobine de fil qu'Ariane lui avait donné. Il l'accrocha solidement et, ensuite, ils continuèrent leur route. Les murs du labyrinthe étaient immenses et très coupants. Impossible d'y grimper ou de voir ce qu'il y avait là-haut. Ils avançaient encore et encore, il y avait des torches à tous les tournants et heureusement, car sans les torches il aurait régné un noir affreux et il aurait été impossible de se repérer. Soudain, une ombre défila à toute allure devant eux et attrapa quelqu'un au passage. On eût à peine le temps d'entendre l'homme hurler que l'ombre avait déjà disparu. Le monstre venait de faire une première victime. Tout le monde se regroupa derrière Thésée, qui ordonna de rester sur place un moment. Il avança d'un tout petit mètre dans une allée et découvrit qu'au centre du labyrinthe se cachait une immense arène remplie d'os et de crânes. Au milieu se trouvait le Minotaure en train de dévorer et de déchiqueter sa victime. Thésée s'avança. Il eût le temps de faire trois pas quand soudain le Minotaure se retourna, il lâcha sa carcasse et sauta sur li. Thésée donna aussitôt un coup d'épée que le Minotaure esquiva Le Minotaure retomba lourdement à terre mais parfaitement debout. Il s'avança à nouveau vers Thésée, qui frappa un deuxième coup. Le Minotaure l'esquiva encore...
Raphaël Koller
Si j'étais...
" Si j'étais un chewing-gum, je serais dans un emballage, puis, d'une minute à l'autre, je serais dans une bouche visqueuse avec de la bave. Je serais mâchouillé et je bougerais dans tous les sens, mais heureusement j'aurais un tapis pour me reposer de toutes ces secousses, et à la fin je serais dans une poubelle pleine de cochonneries. "
Aline Ndalla
" Si j'étais un squelette de SVT... la nuit, je vandaliserais le collège, je barricaderais l'entrée, et avec tous mes copains on suspendrait les profs par les pieds sur la porte pour faire plaisir aux élèves. "
Félix Timel
" Si j'étais un pot de Nutella, je me mangerais moi-même. "
Raphaël Koller
" Si j'étais un grain de beauté... J'irais me nicher au creux de ton pied à la hauteur des pousses de blé à l'opposé de l'oreiller, perché à ton gros doigt de pied. Je pourrais contempler... peu de choses, même pas la moitié de la moitié, juste mon voisin d'à-côté. "
Nina Fayard
" Si j'étais maman de 3 enfants,
Je m'occuperais de mes 3 enfantsOcéane Tuète
Association loi 1901 - Les Accents Têtus : 56, rue Gaston Lauriau 93100 Montreuil (Ile de France)
Création Pixels Carrés - 2006